Portage salarial ou auto entrepreneur ?

Conçu comme un tremplin vers la création d’entreprise, l’auto entrepreneuriat présente certains avantages en termes de simplicité de gestion (notamment pour le mécanisme de TVA).

Toutefois, les cadres qualifiés en transition ou reconversion professionnelle et qui souhaitent développer une activité de conseil sont confrontés, avec l’auto entrepreneur à des limites structurelles majeures :

  • Dans les activités de services, le chiffre d’affaires d’un auto-entrepreneur ne peut excéder les 32 600 euros soit 2 716 euros par mois sur l’année civile.
  • Il ne permet pas de protection sociale afférente au régime, l’auto entrepreneur ne bénéficiant que de la protection de base fournie par le RSI (Régime Social des Indépendants).

Par ailleurs, l’auto-entrepreneur est privé de nombreux éléments de garantie commerciale comme les besoins d’assurer un crédit client, d’avancer des charges de protection sociale, d’assumer le risque de responsabilité civile professionnelle ne peuvent être satisfaits avec le régime de l’auto entrepreneur.

De son côté, le portage salarial, par sa souplesse et la sécurité qu’il procure, combine les avantages du salariat et ceux de l’autonomie entrepreneuriale.

Trois avantages principaux peuvent ainsi être relevés :

  • Le bénéficie d’une la protection sociale identique à celle d’un salarié,
  • La facturation, l’encaissement et les déclarations sociales qui sont prises en charge par l’entreprise de portage salarial, ce qui permet au cadre de se consacrer exclusivement au développement de son activité,
  • La conservation pour le cadre en portage de la maîtrise de la négociation de ses missions et de son autonomie face aux clients.

La société de portage salarial reverse au salarié porté un salaire, s’acquitte des cotisations sociales auprès des URSSAF et autres caisses (retraites, formation, etc.) et se rémunère en prélevant une part de frais de gestion qui s’évalue entre 6 et 12% du chiffre d’affaires.

En comparaison un l’auto entrepreneur, le salarié porté percevra un salaire net d’environ 50% de son chiffre d’affaires. Ses revenus pourront atteindre jusqu’à 65% si on inclut ses remboursements de frais professionnels et la participation à un plan d’épargne entreprise (PEE, accordée dans des sociétés établies comme ITG).

Le cas d’une société recourant à des consultants portés par ITG

Le départ en retraite de collaborateurs peut être dans certains cas vécu comme une rupture de la part de l’entreprise qui détient des technologies propres et forme ses collaborateurs sur la durée. C’est le cas de l’entreprise « R » qui est leader international dans un domaine particulièrement sensible.

Ses experts seniors sont tout à la fois la mémoire de l’entreprise et le cœur de son savoir-faire. Même, si les départs ont été anticipés, la formation nécessite un tutorat prolongé qui ne cadre que rarement avec les dates de départ des seniors.

Pour éviter les risques liés au statut d’auto-entrepreneur, l’entreprise passe un accord avec ITG qui sécurise et organise le processus. Les tuteurs sont formés par un spécialiste mis à disposition par ITG puis, ils sont portés le temps de leur mission.

Ainsi la transmission peut-elle se faire dans les meilleures conditions de sécurité, de souplesse et d’efficacité pour répondre à cet impératif stratégique.